Trois Mois


Je pense que cet amour fut le premier. Ce qui suivra s'annulera avec le temps. J'en ferais des erreurs, de toute façon ils ne compteront pas pour moi. Ils ne sont rien à côté de Toi. Si ils veulent déposer un baiser sur mes lèvres, je leur dirai qu'elles sont abimées, qu'elles risquent de se geler et de se briser, provoquant alors un désastre bucco-dentaire formidable. De toute évidence, je suis incapable de les embrasser, non pas que je ne sache pas me diriger vers eux et m'accaparer sans pudeur de leur bouche, mais émotionnellement ça coince. Je ne suis pas en mesure de gérer l'éclatement, non pire, le suicide de mes organes. Qu'on me donne un revolver, le choc sera décidemment moins intense. Je ne suis pas faite pour les autres. C'est toi même qui me l'a appris.Faut qu'ils se foutent dans le crâne qu'il y a l'amour et le reste. Ils ne sont que le reste. Avec eux, j'avance dans le noir et je vois bien que je ne vois rien. De toute évidence, il n'y a rien à voir.

C'était l'amour, et c'est fini.......................






" Tu vois que j'ai besoin de Toi."

# Posté le samedi 06 septembre 2008 23:16

Je reflète les pleurs désastreux juste après un sommeil qui nous offrait un rêve idéal.

  Je reflète les pleurs désastreux juste après un sommeil qui nous offrait un rêve idéal.
Bus.
« Maman, maman. Elle a quoi la fille? La fille avec le sweat à capuche blanc?
De quoi tu parles chérie?
Elle a quoi sous ses yeux, ça fait des traits, on dirait qu'on a creusé dans sa peau.
Oui, c'est les heures ma puce, tu vois la jolie fille elle a pas du beaucoup dormir cette nuit.
C'est dommage, elle serait belle si elle dormait. »
Je me permets d'intervenir, c'est le moment où jamais, je dois descendre au prochain arrêt.
« Bonjour toi. Sale gamine qui se mêle de ce qui ne l'a regarde pas. Je t'en pose des questions moi? Ta robe elle est affreuse & t'as du chocolat autour de la bouche. Tu me laisses tranquille d'accord? Je t'interdis de me critiquer, de poser des hypothèses sur mon cas. Tu verras peut être qu'un jour toi aussi t'auras de gros traits sous les yeux, on te les aura creuser à la pelle & à la pioche pour plus de précision, de belles entailles fraîches qui ne cicatriseront pas. Alors tu te trouveras moche au début, repoussante, affreuse mais tu t'y feras. Parce qu'à force de pleurer dans tes cernes ça te brûlera. Tu vas la comprendre ma douleur. T'as pas pensé que si je dormais pas c'est que j'avais pas de doudou moi, dans mon plumard. Rien à foutre sur mes joues ou à prendre dans mes bras. »

Arrêt Hôtel de ville, les portes s'ouvrent & se referment. Comme sa grande gueule.
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# Posté le vendredi 05 septembre 2008 15:50

Modifié le samedi 06 septembre 2008 17:42

Jour J . Un an...

Jour J . Un an...

.....................Pseudo lettre d'amour, de moi à toi mon amour.



....Aborder le sujet délicat de l'amour et des sentiments humains est pour moi bien plus difficile que de te dire que je crève, que mes organes sont en décomposition.
Je ne m'attarde pas là dessus, j'ai promis en t'écrivant que je ne serais pas cynique.
J'ai toujours détesté aimer avant Toi. Je m'y suis trop souvent noyé. Et ça serait cliché de tout expliquer. Rien de bien grave puisque tu m'as ramassé. Tu m'as tendu la main et tu m'as relevé. Sans aucune peur, avec le sourire en prime. Tu m'as relevé et ça voulait dire "Bienvenue dans ma vie. Entre je t'en pris." Alors je suis rentrée. On partage tout, c'est décidé. On refaisait le monde. Juré qu'on le rendait meilleur. La tête dans les nuages plus rien ne pouvait m'arrêter. On traversait les rues en fermant les yeux; non, il ne pouvait rien nous arriver. Je mangeais la vie. Je voulais tout de toi. Ta chair et tes os. Je t'aimais pour toujours. J'aimais t'aimer. J'aurais aimé te voir vieillir, craché que je t'aurais aimé ta peau plissée par le temps. J'aurais voulu dormir dans tes bras chaque nuit.
Je suis dans le vide, suspendu à une corde par le pied, la tête en bas, le coeur ouvert. Je suis pas morte. Je suis plus vivante non plus. J'ai besoin de te parler, de te le dire, même si c'est trop tard. Il le disait déjà dans la chanson. Mais j'ai jamais voulu y croire. Je te le dit même si de mon coté je me fais violence, même si je tremble, que mon corps a fané, et que du tien tu ne m'écoute plus, tu ne m'entends même plus, tu ne veux sans doutes pas me lire non plus. Mes mots t'indiffèrent. Tu t'es lassé. Je voudrais qu'autour de toi le silence règne en lisant cette lettre, que tu puisses boire mes mots, qu'ils te fassent du bien. Je ne veux plus te faire de mal. Le mal est fait pour moi, je l'ai adopté en t'aimant, pour me protéger. J'ai mille et une chose à te dire. Je m'en vais te les chuchoter.

Une petite mélodie, un piano sur lequel on oserait à peine poser les doigts.
J'ai pris conscience que tu n'étais plus aussi généreux qu'une vieille sur le point de mourir, que tu devenais avare de tendresse à nos heures perdues. J'ai pris conscience que tu avais changé. Beaucoup changé. Mais si elle n'existait pas déjà, j'aurais été l'inventrice de la phrase " Je t'aime comme tu es ". Tu m'as tant épuisée, je te dois tout tu sais. Tu m'as rendu plus forte, tu m'as tellement bousculée.
Moi, la jeune fille trop expansive que tu as très vite intimidé, je voudrais me retrouver chaque matin dans le lit, bercée par le rythme du battement de ton coeur. Au lieu de ça, je m'échoue après avoir affronté de trop grandes vagues. Elles m'ont tordu dans tous les sens. J'ai des écorchures sur la peau et de l'eau de mer dans l'oesophage.
Tu sais mon amour, le 7 Juin n'est pas simplement la date de ton départ. Ce 7 Juin, tu est parti et moi je me suis éteinte.
Depuis que tu n'es plus là, le ciel est toujours gris et moi j'ai perdu le goût de vivre. Je me suis dédoublée. Il y a celle qui se lève, mange, pisse, travaille, dort. Et puis dessous, l'inerte, la paresseuse au coeur mort. Tu vois ce que tu me fais subir un peu? Un fardeau. Je me trimballe un fardeau sur les épaules, un fantôme, une revenante qui a l'air de t'en vouloir. Elle est devenue ma tumeur. Ma petite tumeur intime, rien qu'à moi. Tout ce qui me faisait rire, la fait pleurer. Tout ce qui me rendait vivante, la fait encore plus crever.
Depuis que nous sommes séparés, j'ai perdu le sentiment d'éternité et j'ai pris le statut d'assassin, je meurtrie tous les amoureux de la terre de s'accoupler devant moi.
Depuis que tu es parti, je suis devenue impuissante. Je suis une présence morte. Je me trimballe, un peu plus difficilement chaque jour, une partie morte en moi. Je suis devenue indifférente. Mes nerfs? Ils ne répondent plus. Mon coeur? Tu est parti en l'emportant avec toi. Tu te rappelle? Je te l'avais confier. Je t'avais demandé d'en prendre soin. Tu avais pourtant l'air d'accord. Tu m'avais même offert le tiens; tu te souviens?
J'ai mal de te dire ces mots. Je souffre de m'endormir loin de tes bras. J'ai froid. J'ai peur aussi, la nuit, depuis que ton corps n'est plus dans le lit. Je m'en veux de n'avoir su te faire comprendre que chacun de mes "je t'aime" était les plus sincère que j'ai pu donner. Quand je te les disais, je ne voyais que Toi, tu sais. J'oubliais le reste du monde. Tu ignores le pouvoir que pouvaient avoir tes yeux quand ils se posaient sur moi. Depuis que tu ne me regarde plus, je me sent laide. Je ne me regarde plus vraiment dans le miroir, il n'y a plus grand chose à voir. Tes lèvres me manquent. Je voudrais les embrasser encore. Et toujours. Elles sont belles tes lèvres, tu sais. Et j'aimais quand elles éfleuraient ma peau.
J'aimerais que tu te rappelle comme notre monde était beau et comme on se suffisait.
Depuis que tu es parti mon corps crève. Comme le reste de mes organes.
Une petite mélodie, une batterie sur laquelle on n'oserait pas tambouriner, de peur de se fracasser les poignets.




L'écrivain de ces quelques mots est un être petit. Ne m'oublie pas. Je t'aime.


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# Posté le mardi 26 août 2008 00:44

Modifié le samedi 06 septembre 2008 17:09


J - 1

# Posté le lundi 25 août 2008 14:16

Modifié le samedi 06 septembre 2008 20:51








J - 2
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# Posté le dimanche 24 août 2008 17:46